
Vous avez un logo, mais dès qu’il faut l’agrandir pour une enseigne ou l’envoyer à un imprimeur, il devient flou, ou votre imprimeur vous répond qu’il lui faut « le fichier vectoriel ». Cet article explique ce qu’est un logo vectoriel, comment savoir si le vôtre en est un, quels fichiers vous devez posséder, et ce que ça change pour votre entreprise. C’est l’une des questions que nous entendons le plus souvent chez Interpaul, et c’est souvent le point de départ d’une refonte.
Un logo vectoriel, c’est quoi ?
Une image classique (photo, fichier JPG ou PNG) est faite de pixels : une grille de points colorés. Agrandissez-la, les points grossissent, les contours se brouillent. Un logo vectoriel n’est pas fait de pixels mais de formes géométriques décrites mathématiquement : des courbes, des points d’ancrage, des remplissages. Il se recalcule à n’importe quelle taille, sans jamais perdre en netteté.
Concrètement, le même fichier sert pour un favicon de 16 pixels, une carte de visite, une enseigne de 4 mètres et le flocage d’un véhicule. C’est la seule façon d’avoir un logo identique partout.
Comment savoir si votre logo est vectoriel
Trois indices simples.
L’extension du fichier. Un logo vectoriel se présente en .ai (Adobe Illustrator), .svg, .eps ou .pdf. Un fichier .jpg, .png, .gif ou .webp est une image en pixels, donc pas vectoriel, même s’il est en « haute définition ».
Le zoom. Ouvrez le fichier et zoomez à 800 %. Si les contours restent parfaitement nets, c’est du vectoriel. S’ils deviennent crénelés ou flous, ce sont des pixels.
Le piège du PDF. Un PDF peut contenir du vectoriel ou une simple image en pixels enregistrée en PDF. Le test du zoom tranche.
Si vous n’avez que des fichiers PNG ou JPG, vous n’avez pas votre logo au sens propre : vous en avez une photo. Et personne ne peut le redessiner proprement sans le « vectoriser », c’est-à-dire le reconstruire.
Les fichiers que vous devez posséder
Quand nous livrons un logo professionnel, le client repart avec un dossier complet, et c’est ce que vous devez exiger de n’importe quel prestataire :
- Les fichiers sources vectoriels : .ai et .svg, plus un .pdf vectoriel et un .eps pour les imprimeurs qui le demandent encore.
- Les déclinaisons : version couleur, version monochrome (noir, blanc), version sur fond foncé, et si le logo s’y prête une version horizontale et une version compacte pour les petits espaces.
- Les exports prêts à l’emploi : PNG sur fond transparent en plusieurs tailles pour le web et les réseaux sociaux, JPG pour les documents bureautiques.
- Les références : codes couleur en CMJN pour l’impression, RVB et hexadécimal pour l’écran, et le nom des polices. C’est la base de votre charte graphique.
Un logo livré uniquement en PNG n’est pas un logo livré. Si c’est votre cas, demandez les sources avant toute chose : elles vous appartiennent dès lors que la création vous a été cédée.
Quel format pour quel usage
Impression (cartes de visite, flyers, plaquettes, enseigne, véhicule, textile) : toujours le vectoriel, .pdf ou .ai, en CMJN. C’est ce que nous utilisons pour vos supports imprimés, et c’est ce que tout imprimeur sérieux demandera.
Site internet : le .svg quand le site le permet, c’est léger et net sur tous les écrans ; sinon un PNG transparent.
Réseaux sociaux : un PNG carré, en général 1080 × 1080 pixels, sur fond transparent ou sur fond de votre couleur. Prévoyez la version compacte du logo : réduit dans un cercle de profil, un logo horizontal devient illisible.
Documents bureautiques, signatures de mail : PNG transparent de taille moyenne. Jamais un fichier de plusieurs mégaoctets dans une signature.
Les droits sur votre logo
Un logo créé pour vous est une création protégée. Pour l’utiliser librement, sur tous supports et sans limite de durée, il faut que les droits d’exploitation vous aient été cédés par écrit : c’est ce que prévoit notre contrat. Méfiez-vous des logos « gratuits » générés en ligne ou des modèles achetés : ils sont souvent réutilisés par d’autres entreprises, parfois dans votre secteur, et vous n’en avez pas l’exclusivité. Un logo qui se retrouve sur la camionnette d’un concurrent n’est plus une identité.
Refonte de logo : quand et pourquoi
Vous avez un logo mais il date, il est en pixels, il ne passe plus en petit, ou il ne correspond plus à ce que vous êtes devenu. La refonte garde ce qui fonctionne, souvent le nom et une forme reconnaissable, et reconstruit le reste en vectoriel : proportions, typographie, couleurs, déclinaisons. Vos clients retrouvent votre marque, vous retrouvez des fichiers exploitables.
Chez Interpaul, la création ou la refonte d’un logo démarre à 500 € HT, avec le dossier de fichiers complet décrit plus haut. Elle s’accompagne quand vous le souhaitez d’une charte graphique et de vos supports, pour que tout sorte avec la même identité.



